Septembre 2019

 

Le mois de septembre est un mois que j’apprécie beaucoup. L’automne arrive avec son lot de lumières incroyables et les montagnes se vident de ses occupants humains.

Quelques jours en Chartreuse m’auront donné l’envie d’y retourner pour une plus longue durée, et j’ai eu la chance d’y rencontrer quelques uns de ses habitants. Tarins des aulnes et mésanges nonnettes semblent se régaler de ces chardons.

IMG_6093

Un superbe aigle royal m’aura survolé avant de disparaître derrière la crête.

Après quelques escapades hors du Valgaudemar, il est temps d’y retourner le temps d’une nuit en refuge pour profiter du calme.

Les nuages sont bien présents mais laissent tout de même passer une sublime lumière automnale.

Après avoir aperçu quelques vautours en montagne, l’envie de les voir de plus est arrivée. Il était donc temps de descendre un peu plus au sud et d’aller leur rendre une petite visite.

IMG_6197

Une fois de plus, leur envergure et leur habileté dans les airs est impressionnante, et j’ai pu les observer avant qu’ils ne prennent leur envol pour la journée.

Juillet 2019

L’été est déjà bien avancé, ainsi que la saison en refuge. Les couchers de soleil sont toujours aussi beaux depuis Chabournéou.

IMG_5795

Les voisins habituels sont toujours bien présents, et ces marmottons ne semblent pas bien inquiets de ma présence.

Sur les crêtes, les géants des cieux attendent les courants pour décoller.

J’ai eu la chance de rencontrer à nouveau le mangeur d’os, le gypaète barbu. Et il n’était pas seul cette fois-ci.

IMG_5918

Trop occupé à essayer de croire ce que j’observais, je n’ai eu que quelques clichés de la bataille qui s’est déroulée sous mes yeux pendant quelques minutes, non loin de moi. Les immenses ailes qui claquent, les plumes qui volent, et l’agilité d’un tel géant m’ont cloué au sol d’admiration.

 

Mai 2019

Après quelques jours de pluie en Autriche, je décide d’aller faire un tour dans les Dolomites, superbes massif italien à la frontière autrichienne. Le soleil est bien présent, mais la neige l’est également en grande quantité dès 1500 mètres d’altitude. Je me balade donc en forêt.

IMG_3899

Les écureuils sont partout, et semblent intrigués par ma présence.

 

 

Soudain, non loin du chemin, j’entends un bruit d’envol. J’ai tout juste le temps d’apercevoir deux gélinottes des bois (une grande première pour moi !) que je n’aurais pas le temps de photographier correctement.

IMG_4073

A la sortie de la forêt, le long d’un cours d’eau, cette superbe bergeronnette des ruisseaux prendra la pose quelques secondes (également une première pour moi).

Mai 2019

J’ai quitté la Norvège et sa superbe faune pour le mois de Mai. De retour en France, je décide de rendre visite à des amis en Autriche. L’hiver a été long là bas, et la neige recouvre toujours les sommets à partir de 1500 mètres d’altitude. Le froid est encore bien présent.

IMG_3788

Le soleil ne se montre que très rarement et la brume qui envahit le paysage rend l’ambiance très énigmatique.

C’est dans cette ambiance que lors d’une petite randonnée je découvre des traces dont la forme m’est familière. Elles ressemblent énormément à des traces de lagopèdes, que j’ai eu la chance d’observer à plusieurs reprises ces derniers mois, mais en trois fois plus gros. Ayant des connaissances limitées sur cette région et sur les traces en question, j’ai deux oiseaux en tête: le superbe tétras lyre ou son cousin que l’on retrouve en France dans les Pyrénées, le grand tétras. Je ne suis pas très haut en altitude et cette dense forêt me fait penser aux Pyrénées, donc le grand tétras semble être la bonne option.

Quelques dizaines  de minutes plus tard, une silhouette noire de grande taille s’envole devant moi. Je décide de revenir le lendemain à l’aube.

IMG_3821

Ça n’a pas manqué, je revois à plusieurs reprises cette forme noire aperçue la veille. L’une d’elle se pose dans un arbre non loin de moi. Il s’agit bien d’un grand tétras ! Une première observation pour moi. Un peu plus loin, alors que je m’arrête pour observer des traces le long du sentier, l’un d’eux tombe nez à nez avec moi. On s’observe pendant quelques (très) courtes secondes et il s’envole. J’ai pu apercevoir sa fameuse barbe et sa queue en éventail, sans avoir le temps de le photographier.

IMG_3825

Je redescends le sourire aux lèvres, qui ne fera que s’accentuer à la vue d’un superbe chevreuil à travers quelques branches.

 

Avril 2019

La neige a pratiquement disparu du paysage norvégien. Seul quelques  parcelles à l’ombre des arbres offrent encore une couverture aux lagopèdes.

IMG_3120

Le printemps est là, les cris se font plus nombreux le matin.

 

Allongé dans les buissons, ce lagopède m’aura offert ce jour là une superbe séance photo. J’ai eu la chance de l’observer pendant de longues minutes.

IMG_3114

Il n’est pas passé loin…

IMG_3735

Quelques semaines plus tard, ce mâle arbore les couleurs des combats. Il est prêt, le caroncule rouge est gonflé et il est bien moins discret que le reste de l’année.

J’ai eu la chance d’assister à un combat, mais le temps que j’arrive sur place, les deux mâles s’étaient déjà arrêter. Il semblerait que je quitte la Norvège au mauvais moment…

De retour début Juin, j’espère pouvoir reprendre l’observation du cours de leurs vies et découvrir leur plumage d’été.

Mars 2019

 

Le printemps arrive peu à peu, la température monte de quelques degrés au dessus de zéro. Les lagopèdes perdent peu à peu leur superbe revêtement d’hiver…

IMG_3152

… L’occasion pour moi de découvrir qu’il s’agit de lagopèdes des saules, qui, en hiver, peut être difficile à différencier de son cousin alpin pour des novices tels que moi.

Le cou prend une couleur marron qui leur procure encore une fois un camouflage parfait dans la neige et les premières touffes d’herbe de l’année. Heureusement, leurs caroncules rouges les trahissent et permettent de les repérer même dans un bois serré.